ESWC 2005 : tout sur la Coupe du Monde !

Publié le lundi 18 juillet 2005

La finale de la 3éme édition de l’ESWC (Electronic Sports World Cup ou Coupe du Monde des Jeux Vidéo) s’est déroulée du 6 au 10 juillet dernier dans le cadre très prestigieux du Carrousel du Louvres à Paris. En cinq jours de compétition, 750 joueurs venus de 52 pays s’y sont disputés sept titres de champions du monde sur Counter-Strike, Warcraft III, Pro Evolution Soccer 4, Gran Turismo 4, Quake 3 Arena et Unreal Tournament 2004 devant un public toujours plus nombreux et enthousiaste, grâce notamment à une organisation sans faille et des matches qui ont une fois encore réservé quelques surprises…

Une édition historique !

Après deux éditions passées au Futuroscope de Poitiers, l’ESWC s’est installée cette année au Carrousel du Louvre à Paris, juste sous le musée le plus célèbre du monde. Difficile de trouver un lieu plus prestigieux pour accueillir les 750 cyberathlètes (dont 150 femmes) en provenances de 52 pays venus disputer cette finale de Coupe du Monde. Pour en arriver à ces cinq jours de compétition, il a fallu organiser 1500 tournois dans le monde entier qui ont regroupé au total 350 000 joueurs… Cette année encore, Ligarena organisateur de l’événement en partenariat avec NVIDIA, signent une prestation parfaite, toujours plus pro où tout est fait pour mettre en scène les différentes disciplines et les rendre accessibles à un public toujours plus nombreux.

Le Carrousel du Louvres : sous le musée le plus célèbre du monde un espace se joue la finale de la Coupe du Monde des Jeux Vidéo 2005.

En effet, l’édition 2005 de la compétition a connu une affluence record avec pas loin de 5000 visiteurs payants par jour sur toute la durée de l’événement ! Quant aux retransmissions des matches de Counter-Strike sur le Net, là encore les chiffres sont éloquents : lors de la finale masculine si plus de 1700 personnes étaient présentes dans la salle, 20 000 autres suivaient le match sur HLTV, 60 000 en streaming (les principales rencontres étaient pour la première fois diffusées en vidéo sur le site officiel de l’ESWC) et 2500 en IRC ! Il faut rajouter à cela les 40 000 visiteurs uniques par jour sur le site officiel de la Coupe du Monde pour un million de hits/jour et 300 000 pages vues. Plus que jamais l’ESWC a cette année regroupé les meilleurs équipes et joueurs du monde et a pris une nouvelle dimension en installant sa finale dans la Capitale.

La grande finale Counter-Strike va bientôt commencer sur la grande scène, plus de 1700 spectateurs attendent le début du match

Toujours plus pro !

Ce qui caractérise l’ESWC c’est d’abord le savoir faire de Ligarena en matière d’organisation. Cette société française possède des compétences qui font de cette compétition l’une des plus pro (si ce n’est la plus pro) du monde. Tout au long des cinq jours de la finale, plusieurs petites scènes dédiées à Quake 3 Arena, Unreal Tournament 2004 ou encore Warcraft III et des écrans plasma bordant les zones joueurs de Counter-Strike ont permis au public de suivre de nombreux matches dans chaque discipline commentés en direct par des présentateurs. D’autres écrans plasma disséminés en différents points du site affichaient en temps réel les résultats des différentes compétitions. Les rencontres les plus importantes et notamment les finales étaient jouées sur la grande scène : une véritable salle de spectacle pouvant accueillir jusqu’à 1500 spectateurs assis. Capacité plusieurs fois dépassée lors des grands matches… Un système de LED placées aux pieds de la scène permettait cette année d’afficher des infos supplémentaires en cours de jeu comme par exemple les couleurs nationales de chaque équipe, les scores ou encore les noms des cyberathlètes.

Des mini-scènes et des écrans plasma permettaient de suivre les plus gros matches des phases de qualification commentés par des présentateurs.

Parmi les nouveautés de cette édition 2005 de l’ESWC, il faut noter la présence de deux plateaux TV qui diffusaient chacun 12 heures de programme par jour. Lors des grands matches, des cadreurs transmettaient des images à un metteur en scène qui montait en direct des plans projetés sur l’écran géant à l’arrière des joueurs, permettant ainsi à tous les spectateurs de voir le visage, mais aussi les mains de chacun pendant les phases de jeu cruciales ! En parallèle, de nombreuses interview et animations étaient filmées, montées et diffusées entre les matches par les deux plateaux TV. Trois régies (une dédiée à la vidéo, l’autre aux jeux et la troisième à la retransmission sur le Net) étaient chargées de récupérer, de monter et de diffuser les images tant sur les différents écrans en interne que sur le Net. Résultat en plus des directs, il a été possible de voir cette année des clips montés pendant la compétition, présentant par exemple les équipes lors des finales ! Une grande salle de presse avait également été installée avec diffusion en permanence de toutes les informations sur écran géant, et une scène où chaque finaliste se rendait après son match afin d’être interviewé.

Deux plateaux TV diffusaient chacun 12 heures de programme par jour incluant des matches en streaming en direct mais aussi des interviews des principaux joueur

L’Eraser : le PC officiel signé MEDION

Côté informatique, le système de l’ESWC est particulièrement bien rôdé. Grâce à un partenariat avec un constructeur, Ligarena fournit l’intégralité des machines aux joueurs ce qui assure une même configuration à chacun. Il ne leur reste plus qu’à amener leurs casque, clavier et souris. Après avoir travaillé deux années avec Olidata, c’est désormais MEDION qui est le partenaire de la compétition. Les 500 machines fournies ont été mises au point et assemblées à partir d’un cahier des charges établi par Ligarena. Le partenariat a très bien fonctionné : le résultat est le PC MEDION Eraser, une vraie bête de jeu parfaitement adaptée aux réflexes des cyberathlètes. Tous ont unanimement plébiscité l’ordinateur qui n’a d’ailleurs pas connu un seul problème pendant toute la durée de la compétition. Voici les caractéristiques et les composant de l’Eraser :

L’Eraser, un PC puissant conçu pour les joueurs en partenariat avec Medion et Ligarena.

* Processeur Intel Pentium4 650 HT à 3.4 GHz, FSB à 800 MHz, Socket LGA775, 2 Mo de cache.
* Carte mère : MS 7046R, Intel 915P, LAN & Firewire intégrées, Carte son Intel 8 canaux HD Audio intégrée.
* Mémoire : 1 Go DDR, Dual Channel Mode, PC-3200.
* Carte graphique : NVIDIA Geforce 6800GT, 256 Mo DDR-3 TV-Out.
* Disques dur : 2 disques Serial ATA 7200 tr/min (capacité totale 320Go).
* Lecteur DVD-Rom 16x.
* Graveur DVD±R/RW Pioneer 16x
* Connectique avant : 2 x USB2.0, IEEE 1394 (Firewire), Line Out, Micro In, lecteur de carte mémoires 8-en-1
* Connectique arrière : 4 x USB 2.0, RJ-45 LAN, IEEE 1394 (Firewire).

Deux disques durs en Serial ATA offrent 320 Go de capacité de stockage.

MEDION a d’ailleurs décidé de commercialiser ce PC à un prix très raisonnable via son site Internet (www.medion.fr), mais attention, la machine n’est disponible qu’en quantité limitée…

Plus de 700 PC en réseau !

En matière d’infrastructure réseau, il n’y eu pas de changements notables cette année par rapport aux éditions précédentes, seul le nombre de participants a légèrement augmenté (750 joueurs au lieu de 600). Cependant le nombre de PC est resté globalement le même : 600 machines installées par Ligarena, plus une centaine d’autres utilisées en salle de presse par les journalistes. C’est une mécanique désormais bien huilée ! Il a cependant fallu déployer 8,5 km de câble réseau sur les 7000 m2 du site, pour relier tout ce petit monde…

Toutes les disciplines

L’ESWC est ouverte à deux catégories de compétitions. Il y a les disciplines officielles de la Coupe du Monde : Counter-Strike (équipes masculines) sur PC, Warcraft III sur PC et Pro Evolution Soccer 4 sur PlaySation 2. A ces épreuves s’ajoutent quatre tournois internationaux : Counter-Strike (équipes féminines) sur PC, Quake 3 Arena sur PC, Unreal Tournament 2004 sur PC et Gran Turismo 4 sur PlayStation 2. Les participants de ces tournois «masters» sont tous issus de qualifications, sauf pour Quake 3 Arena où les meilleurs joueurs du monde sont invités à participer. Quoi qu’il en soit, une fois qualifiés ou sélectionnés tous les participants aux épreuves de la Coupe du Monde sont conviés tous frais payés à participer à la finale. Cette année ce sont donc 750 cyberathlètes (dont 150 femmes) qui sont venus à Paris pour s’affronter pendant cinq jours tenter de décrocher un titre mondial et se partager 300 000 dollars US de primes !

Les disciplines officielles

Les Masters

Counter-Strike : encore un doublé !

La discipline reine des sports électroniques est sans aucune hésitation Counter-Strike (CS). Cette année, 54 équipes masculines se disputaient le titre de champion du monde alors que 24 équipes féminines étaient en lice pour les masters. Les deux compétitions avaient été l’an passé dominées par les équipes danoises qui avaient réussi le doublé. Cette année la compétition semblait plus ouverte. Les tournois sont organisés sur un système de poules de 7 équipes pour CS masculin et 6 pour CS féminin. Au sein de chaque poule toutes les équipes se rencontrent. A l’issue de cette série de match, seul les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour le tour suivant. Quatre nouvelles poules de quatre équipes sont alors formées et à l’issue des matches, la meilleure équipe de chaque groupe se qualifie pour des quarts de finales qui se jouent alors en élimination directe.

Féminin ou masculin, Counter-Strike malgré son statut d’ancêtre continue à être la discipline phare des sports électroniques.

Côté masculin quelques grosses équipes étaient attendues en finale : notamment les mousesports (mouz) allemands ou encore les Complexity (Col) américains qui se préparaient de longue date pour cet événement. Il fallait garder également un œil vers les Schroet kommando Danemark (SK.dk) qui après une longue traversée du désert affichaient des ambitions sur cette Coupe du Monde, les Virtus.pro (Virtu) russes une des révélations l’an passé ou encore les GoodGame (GG) français privés de finale en 2004 pour avoir chuté en Coupe de France. A l’issue des deux premiers tours de qualification les surprises furent nombreuses !

Pour se donner du courage les Complexity américains arboraient (presque) tous un bandeau de kamikaze pendant la compétition !

Les SK danois revenus au meilleur niveau sortent en quart les a-Losers.MSI (a-L) allemands sur un score de 16 à 9 avant d’éliminer brillamment les mousesports (mouz) en demi, se qualifiant ainsi pour une place en finale. Un match très chaud et serré avec un score final de 16 à 13. De l’autre côté, Complexity sort les GoodGame en quart (16 à 9) et se retrouve en demi face à une surprenante équipe coréenne les Lunatic Hai (Luna). Ces derniers ne feront cependant pas le poids face aux américains très en forme (16-9) et seront battus (16 - 10) par les allemands de mousesports en petite finale. Ils finiront donc quatrièmes ce cette Coupe du Monde. La finale promettait elle par contre un très grand spectacle en opposant les SK.dk aux américains. Mais ces derniers l’emporteront assez facilement sur un score de 16 à 6 et accèderont ainsi pour la première fois au titre de champions du monde.

Une finale masculine de choc : les Complexity américains contre les SK.dy danois de retours de l’enfer...

Chez les femmes, la compétition a réservé son lot de grosses surprises. Les quatre grandes équipes favorites n’ont pas résisté aux deux premiers tours de qualification : exit les All 4 One danoises (a4o), les Catz (catz) allemandes, les New4-Eibo (EIBO) chinoises ou encore les Seules (seule) suédoises. A l’issue des tours préliminaires les Girls Got Game (GX3) américaines se retrouvent en quart de finale face aux françaises Beat off The Best (btb) qui s’inclinent finalement 16 à 4 et empochent une quatrième place inattendue. Les LadieS.AMD (LAMD) brésiliennes médaille d’argent l’an passé disposent elles plus difficilement (16 à 12) des x6tence.amd (x6amd) espagnoles. Elles se qualifient cependant pour le match final comme lors de l’édition 2004. Cette fois-ci il opposera l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud. Mais comme l’an passé, les brésiliennes s’inclinent et terminent à la deuxième place face aux GX3 américaines sur le score de 16 à 10. A l’image des Danois l’an passé, les Américains réussissent ainsi le doublé sur Counter-Strike.

Warcraft III Frozen Throne : une grosse affiche…

Le tournoi de Warcraft III est organisé en huit poules de huit joueurs (les trois dernière n’alignent que 7 participants) soit un total théorique de 64 cyberathlètes. Chacun joue un match contre tous les joueurs de sa poule. A l’issue de ce premier tour, seuls les trois premiers de chaque groupe sont qualifiés. Le deuxième tour est alors organisé en quatre poules de six. A l’issue de cette seconde série de match, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés en quart de finale. A partir de ce point de la compétition, les rencontres se disputent en deux manches gagnantes et sont éliminatoires. A l’issue des deux premiers tours, on retrouve huit des favoris en quart de finale. Seul le français Wolf est qualifié, FatC et ChobO (qui terminent respectivement troisième et dernier du groupe 3) ont chuté au deuxième tour. Côté américain, ce n’est guère mieux, Paulyan, seul rescapé du premier tour termine dernier du groupe 4.

Hormis la grande finale, tous les matches importants de Warcraft III se déroulaient sur une petite scène dans la zone joueurs avec des commentaires en direct.

En quart de finale, les matches sont assez vite joués : toutes les victoires sont remportées en deux manches. Le hollandais Grubby bat le coréen Sweet, Reign son compatriote l’emporte face au suédois Fury, Insomnia le bulgare est battu par le russe Deadman et le français Wolf ne fait pas le poids face au chinois Sky. En demi, Grubby s’impose 2 à 0 face à Reign, alors que Deadman est obligé de disputer une troisième manche pour sortir Sky. La finale sera donc un match Hollande/Russie avec Grubby face à Deadman. Les pronostics sont favorables au hollandais qu’aucun adversaire n’a réussi à faire trembler en quatre jours de compétitions. Il n’a concédé au total qu’une seule défaite. Le russe est lui moins bien placé avec une défaite et trois matches nuls au compteur. La finale ne durera en tout que 25 minutes : Grubby n’a fait qu’une bouchée de Deadman battu sans grande difficulté en deux manches. Pour sa troisième année de participation, Grubby empoche donc le titre de champion du monde de Warcraft III. Reign emporte lui la petite finale face à Sky et finit troisième au classement.

Pro Evolution Soccer 4 : une vraie ambiance de Coupe du Monde !

Pro Evolution Soccer (PES pour les intimes) est arrivé l’an passé dans le circuit de la Coupe du Monde. C’était la première fois qu’un jeu console débarquait dans les disciplines officielles. Cette compétition a pris une ampleur toute particulière cette année. L’engouement du public et surtout des supporters de chaque joueur, tout comme celui des médias pour cette discipline est impressionnant. Il faut avouer que la retransmission sur grand écran d’un match accompagné de commentaires en live donne vraiment l’impression d’assister à un véritable match de football. L’édition 2004 du PES avait rencontré un franc succès. Cette année, pas moins de 43 joueurs en provenance de 20 pays différents était qualifiés pour cette phase finale, avec de nouveaux participants comme par exemple Israël. La compétition s’est organisée comme pour les autres disciplines selon un système de poules. Quatre groupes de 11 joueurs au premier tour puis deux poules de huit au second. Seuls les quatre premières places de chacun de ces deux groupes étant qualificative pour les quarts de finale.

Spectaculaire sur la grande scène, les matches de phase finale de PES 4 se sont déroulés dans une ambiance délirante !

SamSam, le français champion du monde sortant s’est fait éliminer au deuxième tour (il termine 7ème du groupe 2). En quart de finale, le chinois Zhao_Hang l’emporte sur le brésilien Mazze, Mike, français de Martinique soutenu par un fan club en délire bat l’italien The_Legend. L’espagnol Popo premier du groupe 1 au tour précédent est sorti par son compatriote Legre qualifié de justesse grâce à sa quatrième place dans le groupe 2. Enfin, l’allemand Pollitelli s’incline devant le saoudien Arabian Joker. La première demi-finale oppose donc la Chine à la Martinique et c’est le martiniquais qui l’emporte assez nettement. L’espagnol Legre se fait lui éliminer par Arabian Joker. En final le match est assez tendu et Arabian Joker prend d’entrée l’avantage. Mais Mike revient assez vite au score avant d’encaisser un but suite à une grosse erreur de sa part… La deuxième mi-temps est nettement plus à l’avantage du saoudien qui empoche ainsi son premier titre de champion du monde. En petite finale Legre bat Zhao_Hang et monte sur la troisième marche du podium.

Les fans de PES ont particulièrement apprécié les gros plans sur les manettes des joueurs projetés sur grand écran à l’arrière. Une très bonne idée de Ligarena !

Arabian Joker est venu d’Arabie Saoudite pour empocher son premier titre de champion du monde de Pro Evolution Soccer !

Quake III : le baroud d’honneur

L’ESWC 2005 marquait la fin d’un mythe en organisant la dernière grande compétition de Quake 3 Arena. Pour cela 24 des meilleurs joueurs du monde étaient inviter à participer à un master de haut vol ! Deux tours de qualifications ont permis de désigner quatre finalistes s’affrontèrent directement en demi-finales. Dans ce dernier carré les français ont disparu de la compétition. Deux américains sont présents czm et Socrates, il y a le suédois fox et le russe cooller. Czm et cooller ne font qu’une bouchée de leurs adversaires et se retrouvent donc pour une finale qui démarre à 23 heures le samedi soir dans une salle bondée et avec une ambiance survoltée. On est venu en nombre voir le duel de deux légendes de Quake 3 ! Les joueurs s’échauffent déjà depuis presque une heure, mais juste avant de lancer le match, les organisateurs de l’ESWC ont concocté une petite surprise pour le public. Les deux finalistes vont devoir choisir chacun leur tour un joueur parmi dix des meilleurs participants du master 2005, former deux équipes de cinq et les coacher au cours d’une partie endiablée de team deathmatch de 10 minutes ! Czm prend son rôle de coach très au sérieux et son équipe l’emporte largement sur celle de cooller nettement plus désinvolte en apparence…

Surprise : avant de s’affronter en finale cooler et czm vont devoir coacher chacun une équipe improvisée lors d’un team death match de dix minutes…

À l’issue de ce petit match de gala, la véritable finale peut alors commencer. Czm très calme et concentré regarde amusé cooller qui déclare très sérieusement au présentateur du match ne pas être en grande forme et ne pas penser gagner cette finale. Mais tout le monde sait dans la salle à commencer par czm que le joueur russe est facétieux. La première manche tourne cependant très vite en faveur de l’américain sur une carte qu’il maîtrise parfaitement. Il termine le match avec 19 frags d’avance sur son adversaire ! Le scénario s’inverse sur la deuxième partie, même si czm revient très fort en fin de match. Cooller l’emporte de justesse. Il faut donc une troisième partie pour départager les deux joueurs. Là le russe prend l’avantage d’entrée et creuse petit à petit son avance. Il abandonne même la partie quelques secondes avant la fin pour montrer à tous que la victoire fut particulièrement facile. Pas mal pour quelqu’un qui n’était pas en forme ! Cooller devient ainsi le dernier champion d’un des derniers grand tournoi de Quake 3.

Cette dernière grande compétition de Quake 3 Arena a été l’occasion d’assister à un grand show du russe cooller…

Unreal Tournament 2004 : une finale spectaculaire !

Pour la deuxième année consécutive, l’ESWC accueille un master sur le jeu Unreal Tournament 2004. Deux tours de qualification organisés en poules de quatre joueurs se sont déroulés mercredi, jeudi et vendredi pour aboutir à une finale le vendredi soir. Le français Winz qui n’était pas favori au départ a dominé sa poule au deuxième tour et s’est ainsi retrouvé face à l’italien Devil MC en demi-finale. Dans l’autre demi, le hollandais Lauke affrontait l’autrichien Falcon. Winz a gagné son match et s’est ainsi retrouvé face à Falcon pour une finale France/Autriche, opposant deux joueurs de la même équipe : les *aAa* ! Un match remporté de main de maître en deux manches à zéro par le français qui empoche ainsi la médaille d’or. Lauke gagne pour sa part la petite finale et se hisse sur la troisième marche du podium.

Le podium du tournoi Unreal tournament 2004 dominé par l’équipe des *aAa* qui emportent les deux première places.

Gran Turismo 4 : l’hégémonie française

Nouveau venu dans l’univers de l’ESWC, Gran Turismo 4 (GT 4) est le deuxième jeu PlayStation 2 présent cette année aux côtés de Pro Evolution Soccer 4. Parrainé notamment par la FNAC cette compétition venait remplacer le master Mario Kart : Double Dash !! disputé l’an passé. Deux des 24 participants de ce tournoi ont gagné leur place via le Trophée Fnac, alors que les autres sont issus de compétitions nationales et internationales organisées dans une quinzaine de pays. A l’issue des qualifications, ce sont quatre joueurs français qui arrivent en tête devant un fan club conséquent. L’ambiance était donc au rendez-vous d’une finale qui se déroulait le samedi matin. D’autant que parmi les quatre finalistes, il y avait trois frères ! Le podium se jouait sur une course regroupant les quatre coureurs virtuels.

Tout comme Pro Evolution Soccer, Gran Turismo offre un spectacle impressionnant lorsque la courses est jouée sur la grande scène de l’ESWC…

D’entrée Pierre (Snake) prend l’ascendant sur les trois frères Lacombe qui font preuve d’un fair-play exemplaire en n’établissant aucune stratégie commune. Sur la fin de la course Snake est rejoint par Thibault Lacombe (Carter), mais parvient tout de même à passer la ligne d’arrivée en tête. Arnaud Lacombe (Lucky) se place lui en troisième position. Jean-Philippe (Phenkis) a fait la course en queue de peloton et n’est jamais parvenu à véritablement entrer dans la course, il a d’ailleurs déclaré après la finale qu’il n’était pas dans le coup !

Les quatre finalistes commentent leur course aux journalistes en salle de presse. Le podium est 100% français…



Par :Jérôme Bohbot




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