Samedi 20 Mars 2010
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Cartouches : mieux vaut l’original que la copie
Laurent Gouailhardou, Epson

L’INFORMATICIEN n° 023 http://www.linformaticien.fr
par Henri Gillarès-Calliat – henri.gillarescalliat@linformaticien.fr

« Au plan technique, nous, les fabricants d’imprimantes, sommes imbattables »


Pour des questions de coûts, le consommable compatible est assez en vogue. Qu’avez-vous à rétorquer à tous ceux qui affirment que vous êtes trop chers et que le compatible « c’est la même chose » ?
Laurent Gouailhardou : Toutes nos machines et bien entendu nos consommables sont développés pour obtenir le meilleur résultat possible en tenant compte d’une certaine colorimétrie. Tout notre argumentaire est construit autour de cela, il inclut également le support papier. Il est donc assez difficile de prétendre au même résultat si l’on rompt cette chaîne constituée par l’imprimante en général, et la totalité des composants qui sont étudiés pour elle. En utilisant des produits qui ne sont pas d’origine, les utilisateurs, à court terme, ne vont pas retrouver exactement les caractéristiques qu’ils souhaitent. Je n’évoque pas ici les dommages possibles à la tête d’impression.

Les fabricants d’encres compatibles prétendent que leurs produits sont exactement comme les vôtres. Que pensez-vous de cette affirmation ?
L. G. : Effectivement, on peut dire n’importe quoi, mais je vais vous donner un exemple précis. Les chimistes d’Epson et d’autres grandes marques se sont aperçus qu’à la longue les pigments avaient tendance à descendre par gravité dans le liquide dans lequel ils sont noyés. C’est pourquoi nous avons développé un système où ces mêmes pigments sont électriquement chargés positivement ou négativement afin de contrecarrer cette chute due à la gravité. Je doute fort que les fabricants de tout-venant aillent jusque-là. Nous pouvons garantir « la bonne flottabilité » de nos pigments dans le liquide d’impression ce qui garantit une bonne homogénéité et assure également une bonne colorimétrie et une non-obstruction prématurée des buses.

L’argument des utilisateurs de compatibles est presque toujours financier. Quels que soient vos arguments, vous apparaîtrez toujours trop chers pour certains !
L. G. : Notre recherche et son développement sont extrêmement coûteux. Tout ce que je viens de vous énumérer a un coût. Une grande partie des fabricants de compatibles ne va pas aussi loin que nous. Certes, ils peuvent mettre en avant l’argument financier, mais il leur sera très difficile de venir se confronter à nous sur un terrain purement technique. Sur ce dernier, nous sommes inattaquables.
Je reviendrai sur le problème de coût. Nous ne sommes pas les moins chers. Par exemple, en photo ou pour 10x15 nous sommes à environ 0,39 euro, papier compris. En cherchant bien, selon les quantités et d’autres critères, il est possible de passer en dessous. Néanmoins, il faut comparer ce qui est comparable et si l’on veut nous mettre sur le même terrain que l’argentique, je ne suis pas persuadé qu’en petit format nous sommes vraiment beaucoup plus chers. En grand format du type 21x 29,7, où nous sommes environ à un euro, je ne crains aucun laboratoire argentique qui est forcément beaucoup plus cher que nous. Il suffit de regarder les tirages qui sortent de nos imprimantes pour constater que le résultat est très bon.

En milieu professionnel, est-ce que pour vous les utilisateurs commencent à comprendre que le compatible n’est pas forcément la solution ?
L. G. : Je n’irai pas jusque-là. La plupart des entreprises sont engagées dans une politique de réduction des coûts. Lorsque l’on achète un consommable 30 ou 50 % moins cher, leurs résultats en termes de baisse des prix sont immédiatement quantifiables. Si plus tard on doit changer des têtes ou supporter une maintenance plus élevée, ces coûts ne sont pas immédiatement visibles. Il faut également savoir que l’utilisation d’un toner compatible sur une machine à laser peut entraîner, même si cela fonctionne bien, un vieillissement prématuré de certaines pièces. Un toner répond à certaines caractéristiques de granularité et de température de fusion. Un autre point que l’utilisateur ne peut malheureusement pas vérifier est la partie mécanique de la cartouche. Lorsqu’il s’agit de cartouches compatibles, le plus souvent on travaille avec des cartouches de récupération qui ont été vérifiées et dont certaines pièces ont peut-être été changées. De toute façon, on ne peut pas savoir si la cartouche en est à sen premier, deuxième ou troisième recyclage.

Publié le mardi 31 mai 2005
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ITRtv

Interview : Ping-Ki Houang, PIXmania
envoyé par ITRnews.
Les commentaires

Les cartouches compatibles sont tester par des laboratoires ,et sont aux normes ISO9001

Logiquement il ne devrait pas avoir de problème!!.Je suis utilisateur de cartouche et toner compatible depuis queques années ,et je n'ai jamais eu le moindre soucie .

Par seb le 01/06/2005 à 03:07

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