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Sécuriser un serveur Unix
Hervé SCHAUER, fondateur d’HSC Consultants par Gilles LE PIGOCHER – gilles.lepigocher@linformaticien.fr Une bonne architecture peut aussi permettre d’effectuer du filtrage de contenu sur certains flux. L’exemple le plus classique est le filtrage de requêtes HTTP devant un serveur web par un relais inverse. Ceci doit dans un premier temps permettre de refuser les accès à des fichiers et scripts non autorisés, mais aussi, avec plus de travail, de vérifier les valeurs des paramètres envoyés aux scripts dynamiques. Au niveau du système, certaines applications peuvent, elles aussi, permettre d’avoir un bien meilleur niveau de sécurité, et une résistance aux intrusions accrue. Ainsi, une application correctement durcie ne permettra pas à un script kiddy d’exploiter une faille pourtant présente. Des exemples d’applications correctement conçues sont Postfix, VsFtpd, Popa3d, OpenSSH, etc. Celles-ci mettent en place de la séparation de privilèges, où les processus qui traitent des données potentiellement malveillantes sont restreints dans une cage (chroot), et exécutés sous une identité dédiée non privilégiée. Certaines applications peuvent également être sécurisées, comme BIND. Mais attention, ce n’est pas le cas de toutes celles qui peuvent utiliser la fonction chroot. Bien sûr cela ne permet pas de se passer d’une mise à jour lorsqu’un avis de sécurité touche l’une de ces applications. Mais cela permet de bien mieux dormir la nuit ! Pensez-vous qu’il soit utile de mettre à jour son système régulièrement ? H. S. : Il est bien sûr indispensable de mettre à jour son système dès que celui-ci est vulnérable. Les fonctionnalités de durcissement empêchent seulement certains types d’exploitation de failles et nécessitent alors une plus grande technicité dans l’exploitation. Ceci ne permet alors que de se donner un peu de temps pour tester la mise à jour avant de la mettre en production. Certains systèmes ne font qu’appliquer le patch corrigeant la vulnérabilité à la version du logiciel présente dans le système utilisé. La seule différence entre la version « patchée » et la précédente n’est alors que les quelques lignes permettant de corriger la faille, ce qui minimise énormément les risques de problème d’interopérabilité. Source: ITRgames.com
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Publié le mardi 10 mai 2005
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