Mardi 19 Septembre 2017
Les 5 derniers articles
Les 5 derniers articles
Commentaires
Les 5 derniers commentaires
Les entreprises se retrouvent bien malgré elles à exploiter trop de solutions de visioconférence
Multiplier les outils de visioconférence peut paraître plus simple et moins cher - voire gratuit - mais cela conduit à une complexité telle que les salariés préféreront finalement ne rien utiliser pour éviter les migraines. C'est ce que révèle une étude récemment menée en Europe et aux USA par l'éditeur de solutions collaboratives Lifesize et selon laquelle les deux tiers des entreprises cumulant plusieurs solutions - parce qu'il faut bien échanger avec tel partenaire qui utilise Skype for Business, alors que telle équipe a de son côté milité pour adopter Citrix GoToMeeting ou autre Cisco WebEx - déchantent.

En particulier, les DSI se plaignent de devoir jongler entre les plateformes dans les salles de conférence, les salariés ne comprennent pas pourquoi la qualité d'image n'est pas homogène et, en définitive, les entreprises se retrouvent à dépenser trop de budget pour maintenir chaque solution à jour.

Multiplier les solutions : des coûts, de la complexité et une perte de temps

« De part et d'autre de l'Atlantique, les entreprises que nous avons interrogées ont l'impression d'avoir sombré dans le chaos. Américains et européens estiment majoritairement que l'idéal serait de n'avoir qu'une seule solution, les premiers surtout pour une question de coûts et les seconds essentiellement pour rationaliser l'ergonomie », analyse Hugues de Bonnaventure, Country Manager France chez Lifesize.

Selon lui, un facteur sert de dénominateur commun aux critiques de tous les services : le temps. « La multiplicité des solutions pénalise en premier lieu la DSI, qui doit consacrer plus de temps à former les utilisateurs, à résoudre plus de problèmes, à tester plus de configurations sur les terminaux des salariés. Ces derniers perdent également en productivité quand ils doivent jongler avec les identifiants ou quand ils doivent attendre que la DSI parvienne à établir une communication depuis la salle de conférence », dit-il.

Il souligne d'ailleurs l'attrait des salariés pour des solutions grand public qui, justement, évitent de passer par la DSI pour fonctionner. « Mais ces solutions-là ne répondent que rarement aux exigences réglementaires ; elles posent donc des problèmes de sécurité et de conformité », ajoute Hugues de Bonnaventure.

Une seule solution, oui, mais toute intégrée

Ne plus utiliser qu'une solution de visioconférence résout nombre de ces problèmes mais en posent d'autres : comment être certain de choisir la plateforme que les salariés utiliseront ? Selon l'étude menée par Lifesize, 82% des répondants seraient intéressés par une solution collaborative tout en un et plus de la moitié de ceux-ci estiment même que ce serait essentiel. Par solution tout en un, on comprend ici qu'un seul éditeur fournisse le logiciel de visioconférence, les matériels pour l'utiliser (caméras et téléphones HD, avec une expérience homogène), mais aussi toute la plateforme d'annuaire nominative, d'organisation de réunions, de partage de documents depuis les applications bureautique et, bien entendu, la sacro-sainte compatibilité avec Skype Entreprise.

« Après avoir déployé des solutions haut de gamme stratégiques qui imposaient beaucoup d'inertie, puis cède à la mode de la multitude d'outils grands publics qui ont apporté autant d'ergonomie que de complexité, il est temps que l'entreprise rationalise ses moyens de visioconférence », conclut Hugues de Bonnaventure. 
Publié le mardi 5 septembre 2017
SQ 250-300
Les 10 derniers articles