Vendredi 28 Juillet 2017
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Robotique : la France doit redonner une image positive des robots et protéger son écosystème
Dans le cadre du programme « Nouvelle France Industrielle », l’Académie des technologies fait un ensemble de recommandations pour repositionner la robotique française dans la concurrence internationale.

La France arrive au 4ème rang mondial pour sa recherche en robotique, grâce à ses infrastructures et à la qualité de ses formations. En revanche, pour la production de robots, notre pays ne se place qu’au 13ème rang mondial, loin derrière l’Allemagne et l’Italie.

Par ailleurs, notre industrie n’est pas assez robotisée. Nous avons, en effet, cinq fois moins de robots installés qu’en Allemagne et deux fois moins qu’en Italie. Nous sommes aussi en retard face à nos concurrents américains et surtout asiatiques, qui investissent massivement dans la robotisation de leur appareil productif (30% de croissance du marché en 2016 en Chine, soit 68 000 unités vendues).

En France, les discours anti-robots provoquent l’anxiété et l’incompréhension d’une partie de la population, véhiculant des idées négatives qui peuvent se révéler dévastatrices. L’Académie estime d'ailleurs que la « taxe robot » serait une catastrophe pour la filière Robotique Française émergente, car elle constituerait un handicap financier sérieux face à ses concurrents étrangers et une entrave pour notre industrie. Comme avec toutes technologies émergentes, le public a besoin d’une information objective sur les apports de la robotique à la compétitivité extérieure de notre économie, mais aussi sur les occasions de formation et d’emploi qu'une robotique de premier rang pourrait créer.

Aussi, afin de créer une filière robotique française forte, l’Académie des technologies émet plusieurs recommandations :
  • accompagner les intégrateurs de robotique français, les encourager à prendre des risques face aux besoins robotiques du marché français, et ensuite à l’international.
  • mobiliser les circuits financiers pour la structuration en France de l’écosystème robotique.
  • inciter les PME de la robotique à se constituer en réseaux interdépendants.
  • s’appuyer sur le rôle structurant de la Direction générale de l’armement (DGA) afin de garder un contrôle normatif et qualitatif stratégique.
  • organiser les efforts sur le terrain stratégique des normes de la robotique
  • mettre en avant la filière robotique française, à la fois dans les médias et auprès du public, et soutenir la formation des jeunes dans ce domaine, en particulier au niveau régional.
Publié le mardi 11 juillet 2017
SQ 250-300
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