Mardi 22 Août 2017
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Pour lutter contre les ransomwares, il faut mieux encadrer le bitcoin
Le ransomware est une vraie vérole. Et F-Secure le confirme en expliquant que son modèle économique doit notamment sa viabilité et sa rentabilité à l'existence du BitCoin qui alimente la cyber criminalité. Et le Laboratoire F-Secure de mettre en garde les gouvernements pour qu'ils se décident enfin à éliminer ce mode de transactions anonymes. 

D'après le Rapport F-Secure sur la Cyber Sécurité 2017, on comptait, en 2012, une seule famille de ransomware connue. En 2015, ce nombre atteignait 35, pour exploser en 2016, avec 193 familles identifiées. Les entreprises chinoises ont investi des sommes colossales dans des fermes de serveurs web, s’assurant ainsi le monopole de la monnaie virtuelle. Résultat : 42% des transactions mondiales de Bitcoins menées l'année dernière ont eu lieu sur les places d'échanges chinoises, d'après une étude du New York Times. Sean Sullivan, Security Advisor chez F-Secure, a même constaté que le Shanghai Composite Index, l'un des principaux indicateurs financiers du pays, s'alignait parfois sur l'index Bitcoin. 

« L'amélioration de la technologie Blockchain offre une meilleure visibilité sur leur marché, explique le spécialiste. Les autorités chinoises ont peu d'intérêt à voir le marché du Bitcoin s'enrayer. Le gouvernement américain, à l’inverse, ne semble pas vouloir participer à la légitimation de cette monnaie virtuelle. » La Commission boursière américaine (SEC) a d'ailleurs rejeté en mars dernier la création d'un fond d'échange Bitcoin, en raison de « préoccupations relatives aux pratiques et activités frauduleuses ayant lieu sur ce marché ». 

Les autorités américaines et européennes pourraient porter un coup d’arrêt au Bitcoin avec une mesure relativement simple. « Il serait possible d'exiger une adresse physique pour tout compte d'échange Bitcoin », explique Sean Sullivan. Á l'heure actuelle, il ne faut que quelques minutes pour ouvrir un compte Bitcoin sur un marché tiers. Avec cette nouvelle mesure, un code d'activation serait envoyé par courrier à l'utilisateur pour que celui-ci puisse créer son compte. Cette contrainte ne concernerait pas les attaques menées depuis la Russie ou la Chine, mais elle réduirait considérablement leur rentabilité.

« Les marchés n'apprécieraient pas du tout. Mais au vu des centaines de millions de dollars extorqués chaque trimestre, cela semble s'imposer » confirme Sean Sullivan. « Sans mesure destinée à combattre le Bitcoin, le développement exponentiel des familles de ransomware semble inévitable. »

Moralité : les gouvernements doivent réagir dès aujourd'hui pour proposer une réponse aux monnaies virtuelles, car les choses vont devenir de plus en plus complexes. 
Publié le mercredi 10 mai 2017
SQ 250-300
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