Lundi 20 Février 2017
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Software Defined Storage (SDS) : le futur du stockage de données,
Par Laurent Sirgy, Directeur SEMEA chez Kingston
Certains disent que le futur du monde des affaires dépend du Software Defined Storage (SDS). Il est simple de comprendre pourquoi : le SDS est configuré en fonction de l’évolution des besoins de l’entreprise, ils permettront donc de dépenser moins en matériel informatique. Mais qu’est-ce que le SDS exactement ?

Le Software Defined Storage ( SDS ) a fait son apparition sur la scène des technologies de l’informatique au bon moment. Après tout, la data et la manière dont nous traitons les données ne cesse d’évoluer. De plus en plus d’applications et d’outils de commerce en ligne migrent vers une utilisation complète du cloud, alors que nous assistons à une utilisation grandissante du mobile et de réseaux sociaux. Ce mode de vie a engendré un besoin urgent d’améliorer la sécurité des données, ainsi que le combat contre les cyber-attaques et les fraudes.

Pourtant, de nombreux départements IT utilisent encore une approche traditionnelle de la data. Ils achètent simplement de nouveaux systèmes quand les précédents deviennent obsolètes. Hors, cette pratique inefficace et particulièrement chère peut ralentir l’intégralité du système et menacer la productivité.

Parallèlement, la frontière entre l’informatique et les activités d’exploitation devient de plus en plus mince. Cela engendre plus de pression sur les équipes IT pour améliorer l’expérience utilisateur, prendre des décisions plus rapides et éclairées en protégeant les données. Le tout en conservant bien entendu un avantage compétitif.

Il s’agit d’une requête importante et difficile à mettre en œuvre. Les fabricants doivent trouver des solutions plus rapides, plus simples et encore plus sophistiquées pour échanger et stocker les données. Le tout en maintenant la confiance du consommateur et en protégeant ses informations personnelles.

Depuis son lancement en 2013, le SDS a prouvé qu’il pouvait répondre à ce type de demandes et bien plus, en augmentant sa flexibilité et sa fiabilité, et en réduisant les coûts.

Qu’est-ce que le SDS ?
Brièvement, le SDS sépare le logiciel de stockage et les services depuis un hardware sous-jacent. Cela signifie que les caractéristiques standards, comme la déduplication, la copie et les aperçus ne sont pas inclus dans le hardware qui stocke les données. Les utilisateurs ont donc un meilleur contrôle de leurs données, et dépenseront moins.

Quel avantage compétitif ?
En comparaison, les systèmes de stockage traditionnels combinent le contrôle et les niveaux de données. Cela rend encore plus difficile de gérer l’abstraction et la virtualisation dans des environnements virtuels complexes.
Une autre différence du SDS est notamment que la gestion des données peut être exécutée dans les serveurs ou les stockages, ou dans les deux. Cela signifie une meilleure flexibilité, scalabilité, sécurité et fiabilité, c’est un « game changer » pour la gestion et l’utilisation du stockage.

Le SDS est complètement détaché de toutes les contraintes des systèmes physiques. Les ressources de stockage sont simplifiées, elles peuvent être utilisées de manière plus efficace et abordable. De plus, le logiciel du SDS peut fournir des ressources de management des données pour les actions telles que la déduplication, la reproduction, le « Dynamic Provisioning », les aperçus et les sauvegardes.

Pour de meilleurs résultats, il est possible d’ajouter plus de performance et de capacité via des systèmes tiers indépendants les uns des autres, à mesure que les besoins de l’utilisateur évoluent.

Pourquoi utiliser un SDS ?
Quelques caractéristiques et bénéfices associés à son utilisation à prendre en considération :
- Permet à l’utilisateur d’établir son propre système de stockage et gestion des données en fonction de l’évolution de ses besoins
- Ajouter de nouvelles caractéristiques à son matériel informatique existant, sans avoir à remplacer le système tout entier
- Mutualisation des ressources de stockage
- Accès à une interface en self-service pour les utilisateurs, automatisation
- Un ensemble de règles pour gérer le stockage et les services de données
- Récupération des coûts via un modèle de recharge, via l’authentification de l’utilisateur de stockage.

Une autre bonne raison de passer au SDS ? Le rôle des administrateurs de stockage évolue, de tâches liées à la résolution des problèmes informatiques qui causent une dégradation des niveaux de service, vers des tâches plus importantes. Il faut penser à définir des règles, déterminer des niveaux de service, et faire appel à des nouvelles ressources. Ainsi qu’à développer des stratégies pour améliorer l’efficacité de l’entreprise dans son ensemble.

L’importance du hardware
Pour faire en sorte que tout cela fonctionne, les entreprises ont besoin de matériel fiable et résistant. Pourquoi ? Parce que la réduction des coûts et la flexibilité des promises par le SDS dépend de la capacité du matériel informatique. Par exemple :
- Fiabilité : même si le SDS n’a pas besoin de matériel haut-de-gamme, il dépend de la qualité des systèmes de stockage. En d’autres termes, les coûts économisés au final dans l’achat de matériel, peuvent être perdus à cause d’une productivité ralentie causée par des failles du matériel informatique.
- Performance : Idéalement, le matériel informatique élaboré pour le SDS fournit une performance des deux niveaux de stockage (flash et disque de stockage ). Cela permet une migration entre les plateformes des matériels informatiques en interne et automatiquement.
- Evolutivité : même avec un SDS, il faut avoir un système qui accepte tous types de média qui peuvent s’échelonner à de grandes capacités, sans impacter les performances.
- Flexibilité : Il est mieux d’avoir l’option sans kit d’installation des services de données, comme le « thin provisoning », les aperçus, et la reproduction. Rassemblées ces actions peuvent interférer le service du SDS.

SSD : le choix le plus intelligent
La question suivante est : les SSD (Solid State Drives) sont-ils plus efficaces que les HDD( Hard Disk Drives ) en utilisant le Software Defined Storage ? Cela dépend des types de « workloads » utilisés et de quelle ressource ils ont besoin.

Parce que la vitesse, la performance, et la fiabilité sont des facteurs très importants en matière de SDS, beaucoup d’experts recommandent soit un mélange de niveaux de HDD et SSD, ou bien un choix de stockage uniquement SSD.

Pourquoi les SSD sont un meilleur choix que les HDD ?
- Ils sont plus rapides au lancement (jusqu’à 100 fois plus)
- Ils résistent aux impacts et aux vibrations
- Ils consomment moins d’énergie
- Ils sont plus silencieux et chauffent moins
- Ils n’ont aucun élément mobile ce qui permet une résistance supplémentaire.

Pour conclure
Software Defined Storage est un concept qui évolue très rapidement, sa flexibilité et son coût modéré l’ont rendu populaire. Quoi qu’il en soit, la maximisation de ses capacités dépend d’un matériel informatique fiable, sécurisé et compatible. En les combinant, les organisations gagent une stratégie de stockage à l’épreuve des évolutions à venir, et aux équipes IT l’avantage de prendre le contrôle de grandes quantités de données et de transactions.
 
Publié le mardi 14 février 2017
SQ 250-300
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