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Silent Hunter III : que d'eau !
![]() Quand est-ce qu’on joue ? Bon, le décor est planté, parlons un peu boutique. Première constatation évidente, Silent Hunter troisième du nom est le plus beau jeu de sous-marins sorti à ce jour (en même temps, c’est le dernier…). Le rendu de la mer est à vomir et les tous les objets sont remarquablement détaillés. Pour la première fois, on peut jouer en mode 100% réaliste et reconnaître sans trop d’effort les bateaux dans la lunette du périscope. Seconde constatation, cette débauche de textures cache un jeu qui risque de décevoir ceux qui ne sont pas mordus par les sous-marins ou les jeux guerriers en général, car il faut passer pas mal de temps à gérer tout son petit monde et l’excitation n’est présente qu’avec un réalisme élevé. En surface comme en plongée, il faut constamment assigner des marins aux moteurs diesels ou électriques, pour recharger les torpilles ou pour résorber les avaries. Arriver en vue de la flotte ennemie avec un équipage fatigué n’est pas une garantie de succès… En revanche, en forme, il vous aidera à calculer la trajectoire de vos torpilles, vous donnera la profondeur sous la quille, vous indiquera le niveau de Co2 dans l’habitacle et même les menaces navales ou aériennes. On peut alors choisir de tirer manuellement sur les cibles. Pour vous défouler le canon de 88 ou l’anti-aérien, il n’y a pas mieux mais ce n’est pas un jeu d’arcade tout de même… Plus de la moitié des U-boote ont été coulés par des avions, et c’est bien représenté dans le jeu avec des alertes fréquentes. ![]() Ma petite entreprise (musique) Hormis l’aspect gestion du personnel qui m’a un peu lassé à la longue, j’ai retrouvé ici toute l’excitation d’un bon jeu du genre. Le naturalisme de la mer y est vraiment pour beaucoup, car c’est un plaisir immense que d’essayer d’identifier un bateau quand le périscope est recouvert d’écume au gré des vagues (quand je vous dis que c’est plutôt pour les amateurs du genre…). Continuer une carrière au gré des missions permet d’avoir un meilleur bateau et un équipage aguerri. Arrivé dans le secteur de chasse, le navigateur peut entamer un circuit de recherche automatique qui est interrompu au premier bateau aperçu. Puis la chasse commence. Doubler la cible, se positionner à la profondeur périscopique, regarder le chronomètre après le lancer de la torpille et monter l’achever au canon est un plaisir sans cesse renouvelé. Enfin, jusqu’à ce qu’un bateau de guerre s’intéresse un peu trop à vous… Lors des combats, une petite fenêtre permet de suivre la progression de la torpille. Ceux qui le préfèrent disposent même d’une vue libre plein écran qui leur permettra de suivre tout l’engagement et ça, c’est vraiment magique ! Au bout d’un moment, il vaut mieux la désactiver car cela incite à tricher et surtout on passe plus de temps à regarder qu’à jouer ! Les amateurs des plaisirs partagés seront peinés d’apprendre que l’on ne peut jouer que sous-marinier, contrairement à Silent hunter II qui pouvait s’utiliser avec Destroyer Command. Peut-être une idée d’extension ? ![]() Laurent Guerder |
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Publié le jeudi 17 mars 2005
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Les fans de Das Boote et de Torpilles sous l’Atlantique vont se régaler avec cette simulation qui met en scène les sous-marins allemands dans l’Atlantique pendant la Seconde Guerre mondiale. Les navires, le réalisme des mouvements de la mer et l’influence du climat sont autant d’éléments qui n’ont jamais été aussi bien rendus. La gestion de l’équipage oblige à tenir compte de la fatigue des marins et apporte un côté humain, bien qu’un peu lassant, au jeu. Ce sont d’ailleurs les seuls humains que l’on voit dans le jeu, les équipages des bateaux coulés étant inexistants. De quoi oublier que l’on joue les méchants… Silent Hunter III est une incontestable réussite qui garantit de nombreuses heures de jeu aux fans du genre !







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